Bilal Hamdad explore en peinture le passage entre le secret, l’intime, l’invisible et la divulgation, le partage, le public. Il y a dans cette transformation une dimension à la fois spontanée et forcée qui invite à un rapport tantôt d’empathie tantôt de force avec les sujets qu’il représente.

 

 

S’il est question de passage justement c’est parce que ces scènes de vie montrent des sujets actifs, si ce n’est dans la posture, dans l’uniforme qu’ils arborent ou le contexte dans lequel ils se trouvent. En pause, en marche, en transport, en intervention ou en opération, ils revendiquent, malgré une inscription évidente dans la quotidienneté, la singularité d’une expérience presque entre guillemets.

 

 

Scènes de genre ou portraits, actifs ou latents, il y a quelque chose de duel qui s’immisce dans les tableaux de Bilal Hamdad, un état transitionnel qui empêche toute définition figée. C’est ce glissement que l’artiste veut mettre en scène, en forme, presque architecturer. Car ce sont pour lui dans ces « manifestations discrètes de surface », entre exhibition et banalité, que résident le vrai témoignage social d’un temps.

 

 

 

 

 

Elisa Rigoulet